Annabelle Terraillon | Responsable d’atelier chez Cartier
Annabelle travaille aujourd’hui comme responsable d’atelier chez Cartier.
À seulement 28 ans, elle coordonne une équipe d’une trentaine de personnes dans un atelier spécialisé dans la fabrication de bracelets horlogers. Un métier qui mêle technique, logistique, coordination et humain. Mais pendant longtemps, elle ne savait absolument pas ce qu’elle voulait faire.
Grandir sans vocation précise
Quand elle était enfant, Annabelle imaginait une multitude de métiers. Vendeuse de voitures, maîtresse d’école, ses envies changeaient constamment. Une chose, pourtant, revenait toujours : elle adorait les activités concrètes.
Les Lego, les voitures télécommandées, démonter des objets ou comprendre comment les choses fonctionnent la passionnaient déjà. Sa mère travaillait dans une école d’ingénieur·e·s comme femme de ménage.
Grâce à cela, Annabelle découvre très jeune les ateliers techniques, les machines, la fonderie, l’usinage ou encore l’injection plastique. Cette immersion la fascine immédiatement. Même si elle ne sait toujours pas quel métier choisir, elle comprend qu’elle veut évoluer dans cet univers.
Suivre un parcours scientifique en France
Annabelle poursuit alors un parcours scientifique classique en France. Après le lycée, elle intègre une classe préparatoire. Deux années particulièrement intenses, rythmées par les mathématiques, la physique et les sciences. Elle finit par intégrer l’école d’ingénieur·e·s qu’elle visait.
Une école très généraliste, où elle découvre de nombreux domaines : mécanique, énergie, électricité ou encore procédés industriels. Mais même après plusieurs années d’études, elle ne sait toujours pas précisément vers quoi s’orienter.
Découvrir l’horlogerie presque par hasard
À la fin de ses études, Annabelle devait initialement partir au Canada pour effectuer son stage. Mais la pandémie de COVID bouleverse complètement ses plans. En seulement quelques semaines, elle doit trouver une nouvelle solution.
C’est alors qu’elle découvre Cartier presque par hasard. À ce moment-là, elle connaît à peine la marque.
Elle découvre un univers mêlant esthétique, savoir-faire artisanal et technologies de précision. Même sans être particulièrement attirée par les bijoux au départ, elle réalise à quel point les techniques utilisées sont impressionnantes.
Rejoindre Cartier en Suisse
Après une expérience au Canada, Annabelle décide finalement de repostuler chez Cartier , cette fois en Suisse, à La Chaux-de-Fonds. Elle débute dans un poste lié à la logistique de production.
Un domaine assez éloigné de ce qu’elle imaginait au départ, elle qui pensait surtout s’orienter vers l’usinage et la technique pure.
Mais très rapidement, elle découvre qu’elle aime énormément coordonner les flux, travailler avec différents départements et comprendre le fonctionnement global d’une entreprise.
Production, qualité, développement, supply chain, elle apprécie particulièrement ce rôle de lien entre les équipes.
Évoluer vers un poste de responsable d’atelier
Après plusieurs années dans la logistique de production, Annabelle évolue vers un poste de responsable d’atelier, toujours chez Cartier, mais à Villars-sur-Glâne.
Aujourd’hui, elle supervise une trentaine de personnes dans un atelier où sont fabriqués des bracelets horlogers.
Son rôle consiste autant à comprendre les problématiques techniques qu’à accompagner les équipes au quotidien. Elle doit gérer des questions liées aux machines, à l’usinage, au polissage ou encore au montage.
Mais elle consacre également énormément de temps à l’humain. Chaque matin, elle prend le temps d’échanger avec ses collaborateurs et collaboratrices, d’écouter leurs problématiques et de maintenir une bonne dynamique dans l’équipe.
C’est justement cet équilibre entre technique, organisation et relations humaines qui la passionne aujourd’hui.
Pourquoi devenir ambassadrice LYVAtech ?
Lorsqu’elle était elle-même au lycée, Annabelle avait participé à des ateliers avec des ambassadrices venues présenter leurs métiers et leurs parcours. Ces échanges l’avaient beaucoup inspirée.
Quelques années plus tard, elle décide à son tour de revenir dans son ancien lycée pour partager son expérience avec les élèves.
Alors lorsqu’on lui propose de participer au camp LYVAtech, elle accepte immédiatement.
Pour elle, il est important de montrer aux jeunes filles qu’il existe une multitude de parcours possibles dans les métiers techniques et scientifiques.
Son message aux jeunes filles
Ne pas se mettre trop de pression.
Annabelle sait à quel point il peut être stressant de devoir choisir une orientation très jeune. Pendant longtemps, elle-même ne savait pas ce qu’elle voulait faire.
Et pourtant, cela ne l’a pas empêchée de trouver progressivement sa place.
Selon elle, aucun choix n’est définitif. On peut évoluer, changer de voie, reprendre des études ou découvrir de nouvelles passions plus tard.
L’essentiel est surtout de rester curieuse et de se laisser le droit d’explorer.



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