Sophie Amine - Ingénieure en électronique chez SDATAWAY SA
- sylvievilla
- 8 nov. 2025
- 2 min de lecture
Née à Dakar, Sophie a grandi au Sénégal jusqu’à ses 18 ans. Très bonne élève, elle s’oriente naturellement vers des études scientifiques, encouragée par sa famille, pour qui l’éducation est une clef de la réussite. Après l’obtention de son bac scientifique, elle part en France, rejoint des membres de sa famille, fait deux années de classes préparatoires, puis intègre une école d’ingénieur dans le domaine de l’énergie.
Ce sont ses stages qui l’aident à mieux cerner ce qui lui plaît. C’est à ce moment-là qu’elle découvre l’électronique de puissance. Elle commence à travailler dans ce domaine, d’abord en France, puis rejoint la Suisse, où elle s’installe pour des raisons personnelles. Elle trouve ensuite un poste en électronique à Châtel-Saint-Denis, dans l’entreprise SDATAWAY SA.
Quel est son métier aujourd’hui ?
Sophie travaille sur des projets d’électronique embarquée. Elle conçoit des circuits imprimés à partir des besoins exprimés par des entreprises, de la petite start-up à la multinationale. Elle modélise ces cartes électroniques sur ordinateur, les fait fabriquer, puis les assemble avec l’aide de son équipe. D’autres collègues programment les fonctionnalités, et ensemble, ils testent les produits avant qu’ils soient certifiés et mis sur le marché.
Oui. Sophie aime son métier, autant pour les aspects techniques que pour l’ambiance de travail. Elle insiste sur l’importance de se lever le matin avec envie, et souligne qu’on passe plus de temps avec ses collègues qu’avec sa famille, donc autant que ce soit agréable.
Comment vit-elle le fait d’être une femme dans un domaine technique ?
Même si elle a souvent été la seule femme dans son entourage professionnel ou scolaire, elle n’a pas ressenti de discrimination. Au contraire, elle a souvent été perçue comme un atout, apportant un autre point de vue. Elle reconnaît néanmoins que ce milieu reste encore très masculin.
Pourquoi a-t-elle accepté de devenir ambassadrice LYVAtech ?
L’entreprise SDATAWAY SA, contactée par la Chambre de commerce, lui a proposé de représenter la technique au féminin, ce qu’elle a accepté avec plaisir. Elle aurait aimé, plus jeune, avoir des modèles féminins dans la technique et se réjouit aujourd’hui de pouvoir jouer ce rôle.
Quel message souhaite-t-elle transmettre aux jeunes filles ?
« Il faut oser. » Sophie se souvient qu’on lui disait que ce serait trop dur, trop masculin. Mais elle a appris que les ressources sont en elle, même si c’est difficile de croire en soi. Son conseil : faire « comme si » on avait confiance, jusqu’à ce que ce soit vraiment le cas. « Si on agit avec assurance, les autres nous font confiance. »




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