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Ana Nazaré – Responsable de la gestion stratégique des infrastructures électriques chez Groupe E

  • sylvievilla
  • 3 oct. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 oct. 2025

Petite, Ana aimait déjà voir son papa dessiner des plans sur de grandes feuilles de papier. Ingénieur électromécanicien, il imaginait des projets que l’on voyait ensuite se concrétiser dans la vraie vie. C’est ce lien entre une idée et sa réalisation qui l’a fait rêver.


« J’ai toujours aimé les maths et la physique. C’était presque naturel de me tourner vers un métier technique. »


Au Portugal, où elle a grandi, elle choisit très tôt la voie scientifique, puis poursuit avec un master en génie électrotechnique, spécialisation en courants forts. À 22 ans, elle est diplômée ingénieure et commence sa carrière en tant que responsable d’exploitation d’un réseau électrique.


« J’ai appris énormément sur le terrain, auprès des gens. C’est là que tu comprends comment tout fonctionne vraiment. »


Deux ans plus tard, elle rejoint un cabinet de projets techniques qui travaille pour l’État. Elle conçoit des installations pour des écoles, des bureaux, des infrastructures publiques. Parallèlement, elle donne des cours à l’université et songe même à faire un doctorat. Mais sa vie prend un autre tournant : elle se marie, devient maman et décide plutôt de créer sa propre entreprise.


Pendant 15 ans, elle conçoit des projets pour les communes, les privés, les infrastructures. Elle se forme aussi à d’autres domaines : les installations au gaz, la sécurité, tout ce qui lui permet de répondre davantage aux besoins de ses client·e·s, elle le saisit.


« Si tu fais bien ton travail, le travail vient à toi. »


Mais en 2012, son mari se voit offrir un poste en Suisse. L’économie portugaise vacille, les paiements se font plus rares. Elle décide alors de tout quitter pour un nouveau pays.


« C’est un choix qu’on fait à deux. J’ai pensé que ce serait aussi une belle opportunité pour notre fils. »


L’arrivée en Suisse est difficile. Elle découvre pour la première fois ce que signifie être une femme dans un monde d’hommes. Pour ne pas rester sans rien faire, elle travaille un temps dans un restaurant. Puis elle obtient la reconnaissance de son diplôme d’ingénieure et décroche un poste de cheffe de projet dans une entreprise d’installations électriques. Tout est à réapprendre : les normes, les lois, les façons de faire.


« C’était comme recommencer de zéro. C’est épuisant. »


Finalement, elle intègre le Groupe E, où elle retrouve un terrain plus familier : le réseau électrique. D’abord responsable d’exploitation, elle gère une équipe et s’assure que les foyers soient bien alimentés en électricité. Aujourd’hui, elle pilote la gestion stratégique des actifs de l’entreprise.


Ça fait quoi d’être une femme dans ce milieu ?


Au Portugal, Ana ne s’était jamais posée la question. En Suisse, elle a dû s’affirmer davantage, montrer qu’elle était compétente, qu’elle avait l’expérience.

« Une fois que tu fais tes preuves, les portes s’ouvrent. »


Pourquoi devenir ambassadrice ?


« Parce que je veux que les jeunes filles sachent que c’est possible. Qu’elles n’ont pas à se retenir ou à douter. On a toutes les capacités pour réussir dans ces métiers. »


Son message aux jeunes filles ?


« Ayez confiance en vous. On ne l’a pas toujours naturellement, mais ça se cultive. Ce genre de camp, d’échange, d’expérience, ça aide. Et même si le chemin est difficile, il en vaut la peine. »


Ana Nazaré

 
 
 

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