Laurence Durey – Chargée de projets qualité chez Rolex
- sylvievilla
- 3 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 oct. 2025
Quand elle était enfant, Laurence rêvait de devenir pilote et elle l’a fait. Elle a obtenu son permis de pilote de planeur avant même celui de conduire.
« C’est mon père qui m’a transmis sa passion de l’aviation. Il faisait du vol de loisir, et j’ai suivi ses traces. J’adorais cette sensation de liberté absolue, ce calme quand on plane dans les airs, portée seulement par le vent. »
Avec en tête l’idée de travailler dans l’aéronautique, elle suit un parcours scientifique rigoureux : bac S, classes préparatoires, puis école d’ingénieur·e·s en plasturgie.
« Je m’étais dit : il y a beaucoup de matériaux plastiques dans les avions, ça peut être une porte d’entrée. »
Mais c’est finalement au sol qu’elle trouve sa vocation. Lors d’un stage dans une entreprise automobile, elle découvre le domaine de la qualité industrielle et c’est le déclic.
« Ce stage m’a passionnée. J’étais chargée d’analyser les bonnes pratiques entre différentes usines. J’ai compris que ce que j’aimais, c’était faire en sorte que les choses fonctionnent bien, que les produits soient fiables, durables. »
De là, elle évolue en tant que responsable qualité en production, puis en développement, toujours dans le secteur automobile. Chaque poste lui permet d’aborder la qualité sous un angle nouveau, du contrôle terrain au pilotage de projet.
« Ce que j’adore, c’est le côté transversal de la qualité. On travaille avec tout le monde : les méthodes, le bureau d’études, la production, les clients. C’est vraiment un travail d’équipe. »
Elle traverse ensuite la frontière suisse, attirée par une offre chez Rolex. Le nom est prestigieux, mais c’est surtout la promesse d’un haut niveau d’exigence qui l’attire. Elle s’installe et s’épanouit pleinement dans cette nouvelle vie professionnelle.
« Je travaille aujourd’hui sur des projets d’amélioration continue, notamment autour du contrôle qualité visuel. Comment fiabiliser l’œil humain pour garantir une qualité irréprochable sur chaque montre ? C’est passionnant. »
Ça fait quoi d’être une femme dans l’industrie ?
Durant toute sa carrière, Laurence a évolué dans des milieux majoritairement masculins. Cela n’a jamais freiné son élan.
« J’étais souvent en minorité, mais je ne l’ai jamais vécu comme un obstacle. J’ai toujours travaillé dans des équipes où la collaboration comptait plus que le genre.»
Pourquoi ambassadrice LYVATech ?
« Quand j’étais jeune, je n’avais pas de modèle féminin pour me projeter. Il n’y avait que Claudie Haigneré, astronaute, que j’admirais énormément. J’ai envie aujourd’hui d’être ce modèle que je n’ai pas eu. Montrer qu’on peut aimer la technique, être exigeante, curieuse, rigoureuse, et s’épanouir dans des métiers passionnants. »
Son conseil aux jeunes filles ?
« Il y a toujours une voie pour vous. Écoutez votre cœur. Soyez curieuses, explorez, testez. Il n’y a pas un seul chemin et chaque difficulté est une opportunité de grandir. »




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