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Chloé Sainjoire | Responsable amélioration continue chez Cartier

  • Photo du rédacteur: Estelle Borgeat
    Estelle Borgeat
  • 28 mai
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 7 heures

Chloé évolue aujourd’hui dans l’univers de l’horlogerie, où elle coordonne des projets d’amélioration continue et accompagne une équipe d’ingénieur·e·s.

Un métier au croisement de la technique, de l’organisation et de l’humain.

Mais pendant longtemps, elle ne savait pas exactement quelle direction prendre.


Avancer sans savoir précisément où aller


Originaire d’Annecy, Chloé suit un parcours scolaire plutôt classique en France.

Bonne élève, elle apprécie particulièrement les matières scientifiques, sans pour autant avoir une idée claire du métier qu’elle souhaite exercer plus tard.

À chaque étape, elle choisit donc les options les plus généralistes possibles, afin de garder un maximum de portes ouvertes.

Au lycée, elle s’oriente vers un baccalauréat scientifique avec une spécialisation en sciences de la vie et de la terre.

Même à ce moment-là, elle hésite encore entre plusieurs domaines.


Une prépa scientifique comme premier défi


Après le lycée, Chloé hésite entre une école de commerce et des études d’ingénierie.

Finalement, elle choisit une classe préparatoire scientifique dont une des matières principales prépare aux sciences de l'ingénieur·e.

Un choix qui représente un vrai défi.


Elle n’avait encore jamais étudié cette matière auparavant et certains élèves avaient déjà plusieurs années d’avance.


Au début, elle doute beaucoup.


Mais rapidement, elle découvre qu’elle apprécie l'approche technique et obtient même certaines de ses meilleures notes dans cette matière.


La prépa reste malgré tout une période exigeante, avec un rythme de travail très intense.

Un changement brutal après des années où l’école lui semblait relativement facile.


Intégrer les Arts et Métiers


Après deux années de préparation, Chloé réussit les concours et intègre l’école des Arts et Métiers à Cluny.


Une école installée dans une ancienne abbaye, à l’atmosphère presque hors du temps.


Elle y retrouve plusieurs ami·e·s rencontré·e·s en prépa, avec qui elle garde encore aujourd’hui des liens forts.


Mais son arrivée à l’école est aussi accompagnée d’une certaine pression.


Elle découvre qu’elle est la dernière admise de tout le concours.


Une information qui la pousse à travailler encore davantage pour prouver qu’elle a sa place.

Finalement, elle obtient d’excellents résultats.


Une année en Suède pour découvrir une autre manière d’apprendre


Grâce à ses bons résultats, Chloé part ensuite une année à Stockholm dans le cadre d’un échange universitaire.


Une expérience marquante où elle découvre une manière d’étudier beaucoup plus libre et autonome qu’en France.


Là-bas, les étudiant·e·s choisissent leurs cours pour eux-mêmes et apprennent davantage par motivation personnelle que par obligation.


Cette approche la marque profondément.


Et lui permet aussi de prendre confiance en elle.


Découvrir progressivement le monde industriel


Même après ses études, Chloé ne sait pas encore exactement vers quel domaine se diriger.

Son parcours reste volontairement assez généraliste.


Pendant sa formation, elle découvre différents procédés industriels : l’usinage, la forge, le travail du bois ou encore la fonderie.


Petit à petit, elle réalise qu’elle apprécie particulièrement les environnements où l’on améliore les systèmes existants et où l’on fait évoluer les méthodes de travail.


Entre la Suisse et le luxe


Attirée par la Suisse et vivant déjà proche de Genève, Chloé décide de chercher ses premières expériences professionnelles dans la région.


Elle effectue d’abord un stage dans le domaine du bâtiment, au sein d’une cellule de management de projets.


Une première immersion dans un environnement encore très masculin.


Malgré quelques appréhensions au départ, l’expérience se passe très bien.


Puis, après un passage par Paris pour terminer ses études, elle décide de revenir en Suisse.

Elle décroche alors un stage chez Cartier, à La Chaux-de-Fonds.


Une opportunité qu’elle accepte sans savoir précisément ce qu’elle y fera.


Simplifier et sécuriser les processus


Chez Cartier, Chloé travaille sur un projet de digitalisation des informations de production.


L’objectif : remplacer les documents papier par des tablettes numériques afin que les collaborateurs et collaboratrices puissent accéder facilement aux plans, procédures et informations techniques à jour.


Une mission mêlant organisation, technologie et travail de terrain.


Au départ, elle pensait ne pas être à l’aise dans un environnement de production, notamment parce qu’elle se considérait plutôt réservée.


Mais l’accueil bienveillant des équipes change rapidement son regard.


Elle découvre qu’elle aime travailler directement avec les personnes sur le terrain et améliorer leur quotidien.


De stagiaire à responsable d’équipe


Aujourd’hui, Chloé travaille toujours dans la même entreprise.


Après avoir évolué comme stagiaire puis cheffe de projet, elle est devenue responsable d’équipe il y a trois ans.


Avec son équipe, elle coordonne différents projets d’amélioration continue et travaille avec l’ensemble des métiers de la manufacture.


Elle accompagne également des profils très variés, notamment des développeurs et développeuses qui créent des applications pour simplifier certains processus internes.


Même si elle ne vient pas du monde du développement informatique, elle apprécie énormément cette collaboration et la possibilité d’apprendre constamment de nouvelles choses.


Pourquoi devenir ambassadrice LYVAtech ?


Cela faisait plusieurs années que Chloé recevait les informations concernant le camp LYVAtech.


Cette année, le moment semblait enfin juste pour participer.


Elle réalise aussi qu’à l’âge des participantes, elle n’avait jamais eu l’occasion d’échanger avec des femmes travaillant dans l’industrie ou les métiers techniques.


Ses parents étant enseignants, elle connaissait peu le monde de l’entreprise.


Aujourd’hui, elle trouve précieux de pouvoir partager son parcours et montrer aux jeunes filles que ces métiers sont accessibles.


Mais aussi de rencontrer d’autres femmes évoluant dans ces domaines.


Son message aux jeunes filles


Oser essayer.


Pour Chloé, beaucoup de choses semblent parfois impressionnantes avant d’être vécues.

Mais aucun choix n’est définitif.


Il est toujours possible de changer de direction, d’explorer d’autres chemins et de se réinventer.


L’essentiel est de ne pas laisser la peur empêcher d’avancer.



 
 
 

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