Caroline Ratzenberger | Ingénieure en génie mécanique chez Rolex
- Estelle Borgeat
- 28 mai
- 4 min de lecture
Caroline travaille aujourd’hui dans le domaine de l'analyse et de la fiabilité au sein de la R&D (Recherche & Développement) chez Rolex.
Un univers technique dans lequel elle évolue depuis plus de dix ans.
Mais son parcours s’est construit progressivement, sans véritable vocation prédéfinie.
À travers les rencontres, les essais, les doutes et surtout l’envie de rester fidèle à elle-même.
Grandir sans vraiment savoir quoi choisir
Pendant toute son école obligatoire à Genève, Caroline ne sait pas exactement ce qu’elle veut faire plus tard. Elle grandit avec un grand frère qui suit un parcours scolaire très classique.
Même si leurs relations ne sont pas mauvaises, elle ressent le besoin de ne pas faire exactement comme lui.
Elle aime les environnements simples, sans jugement, et passe aussi beaucoup de temps dans les scouts, où les groupes sont mixtes.
Quand vient le moment de choisir une orientation, plusieurs domaines ressortent dans les tests scolaires : la technique, les sciences ou encore la médecine.
Découvrir le monde technique à Genève
Caroline rejoint alors une école technique genevoise orientée vers les sciences appliquées.
Une formation qui mélange cours théoriques et ateliers pratiques.
Pendant trois ans, elle découvre la mécanique, le dessin technique, le fraisage, le tournage, le soudage, l’électronique, l'électricité, la chimie, ou encore l’informatique.
Une approche concrète qui lui plaît énormément.
Même si l’école compte déjà une majorité de garçons, elle s’y sent bien.
Petit à petit, elle réalise qu’elle aime comprendre comment les choses fonctionnent et expérimenter par elle-même.
Choisir la mécanique “par élimination”
Après cette première formation, Caroline poursuit naturellement vers une HES en génie mécanique.
Mais là encore, elle ne suit pas un plan précis.
Elle avance surtout par curiosité et par élimination. L’informatique ne l’attire pas vraiment, la microtechnique un peu plus mais c’est finalement la mécanique qui lui semble la plus amusante et la plus vivante.
Elle apprécie notamment les laboratoires liés à la mécanique des fluides et les expériences concrètes réalisées pendant les études.
Participer à un projet lié à l’Agence Spatiale Européenne
Durant son bachelor, Caroline participe à un projet avec d’autres étudiant·e·s, elle travaille sur une expérience destinée à être envoyée dans une fusée.
Le projet consiste à tester l'expérience et son mécanisme avant le lancement, puis récupérer et analyser les données après le lancement.
Une expérience marquante, qui lui permet aussi de créer des liens avec ses enseignant·e·s.
Trouver un premier poste presque par hasard
À la fin de ses études, Caroline hésite beaucoup sur la suite.
Elle sait qu’un diplôme en génie mécanique ouvre énormément de portes mais justement, cette multitude de possibilités la laisse un peu perdue.
C’est finalement un ancien professeur qui lui parle d’un laboratoire à Bienne.
Elle accepte simplement d’aller visiter et quelques jours plus tard, elle décroche un poste dans cette école d’ingénierie.
Une opportunité qu’elle accepte presque spontanément, notamment parce qu’elle lui permet de quitter Genève et de découvrir un nouvel environnement.
Se questionner sur sa place dans la technique
Pendant deux ans, Caroline travaille à Bienne.
Même si tout se passe bien professionnellement, elle ne se sent pas totalement épanouie.
Petit à petit, elle commence à douter.
Est-elle vraiment faite pour la technique ?
Elle envisage même une reconversion dans la physiothérapie, attirée par le lien humain et la mécanique du corps.
Elle commence alors une année passerelle pour intégrer la Haute école de santé.
Une opportunité chez Rolex qui change tout
Pendant cette période de réflexion, Caroline continue malgré tout à envoyer quelques candidatures.
C’est à ce moment-là que Rolex la contacte pour un entretien.
Cette fois, elle arrive beaucoup plus préparée et plus confiante qu’à ses précédents entretiens.
Quelques jours plus tard, elle reçoit une proposition d’engagement.
Elle hésite, entre continuer vers la physiothérapie ou tenter cette nouvelle expérience ?
Finalement, elle décide d’essayer, en se disant que si cela ne fonctionne pas, elle pourra toujours changer plus tard.
Construire progressivement sa place
Aujourd’hui, cela fait plus de onze ans que Caroline travaille chez Rolex.
Au fil des années, elle a appris à mieux identifier ce qu’elle aime réellement dans son métier.
Elle choisit progressivement les projets qui lui correspondent davantage et se spécialise dans certains domaines.
Avec le temps, elle devient aussi une référence pour les nouvelles personnes qui rejoignent l’équipe.
Et surtout, elle réalise que l’épanouissement professionnel ne dépend pas uniquement du métier lui-même.
Pour elle, trois éléments sont essentiels : aimer ce que l’on fait, avoir de bonnes relations avec ses collègues et pouvoir travailler dans une relation saine avec son ou sa responsable.
Pourquoi devenir ambassadrice LYVAtech ?
C’est une collègue ayant déjà participé au camp LYVAtech qui lui parle du projet.
Très vite, Caroline se reconnaît dans cette démarche.
Elle aime transmettre, échanger avec les jeunes générations et partager son expérience.
Ayant notamment entraîné des adolescents au basket, elle apprécie particulièrement les discussions avec les jeunes et leur manière de voir le monde.
Pour elle, ces échanges sont enrichissants dans les deux sens.
Son message aux jeunes filles
Rester soi-même et se faire confiance.
Caroline est convaincue que ce qui rend chaque personne intéressante, c’est justement sa singularité.
Selon elle, il ne faut pas chercher à devenir une copie des autres pour trouver sa place.
Au contraire, c’est en assumant pleinement qui l’on est que l’on construit le chemin qui nous correspond vraiment.




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