top of page

Déborah Raik — Ingénieure et cheffe de projets industriels chez Philip Morris International

  • Photo du rédacteur: Estelle Borgeat
    Estelle Borgeat
  • 1 avr.
  • 2 min de lecture

Deborah travaille depuis treize ans chez Philip Morris International à Neuchâtel, où elle pilote depuis 4 ans le développement de nouveaux équipements de production destinés à lancer des produits innovants à l’échelle mondiale.

Récemment, elle a intégré un département plus transversal, avec des projets globaux impliquant de nombreux métiers et une visibilité accrue, une évolution qu’elle voit comme une marque de confiance dans son travail.

Mais à l’origine, rien n’était totalement tracé.


Un chemin construit progressivement


Deborah ne fait pas partie de celles et ceux qui ont toujours su ce qu’ils voulaient faire. Encouragée par son père à garder des portes ouvertes, elle choisit d’abord une filière scientifique généraliste. Elle apprécie les matières, sans conviction profonde.

Le déclic arrive en école d’ingénieur, en sciences des matériaux. Pour la première fois, la théorie devient concrète : une propriété, une fonction, un impact réel.

Les débuts restent exigeants surtout les deux premières années qui sont très théoriques puis tout se débloque lorsque les connaissances prennent forme dans des applications pratiques.

Elle réalise alors que ce qui la motive n’est pas seulement la technique, mais comprendre comment les choses fonctionnent… et à quoi elles servent.


Trouver sa manière de manager


Dans sa carrière, un moment marque particulièrement son rapport au travail.

Lorsqu’elle supervise une équipe de production d’une trentaine de personnes, dans un environnement majoritairement masculin, elle ressent rapidement la pression implicite : devoir prouver davantage, montrer plus d’autorité, correspondre à une image attendue du leadership.


Progressivement, elle s’éloigne d’elle-même. Jusqu’au jour où elle décide de changer d’approche : moins de posture, plus d’écoute, davantage de dialogue. Le fonctionnement de l’équipe s’en ressent et la confiance avec celle-ci s'installe. 

Elle comprend alors qu’exercer un rôle technique ou de responsabilité ne nécessite pas d’adopter un modèle unique. Sa légitimité ne dépend pas de sa capacité à ressembler aux autres mais au contraire d’oser manager à sa manière avec ses propres forces. 


Ce qui la passionne aujourd’hui


Avec le temps, son métier a évolué vers la gestion de projets.

Ce qui la motive le plus n’est plus uniquement la technique, mais la collaboration : relier des expertises différentes, traduire un langage technique pour des profils variés et contribuer à une vision globale.


Elle aime particulièrement travailler dans un environnement international et multiculturel, où chaque échange enrichit la compréhension des projets.


Pourquoi s’engager avec LYVAtech


Pour Déborah, beaucoup de jeunes filles s’autocensurent encore face aux métiers scientifiques. Être ambassadrice permet de rendre ces parcours visibles et accessibles.

Montrer qu’on peut y arriver, même sans certitude au départ, aide à lever des barrières psychologiques souvent plus fortes que les obstacles réels.


Son message aux jeunes


Demander de l’aide. Avoir confiance en ses capacités.  Rester soi-même.

Selon elle, l’orientation est un moment charnière : on ne peut pas tout savoir seul·e. Chercher des conseils n’est pas une faiblesse mais une force.


Et surtout, ne pas se transformer pour correspondre à une attente extérieure. C’est en restant alignée avec sa personnalité qu’elle a trouvé son équilibre professionnel.


 
 
 

2 commentaires


audrey.cally
il y a 3 jours

Belle Histoire Déborah!! Continue sur cette lancée, tu peux être fiere de toi et du chemin parcouru et à venir 🙌🏻

J'aime
Déborah Raik
Déborah Raik
il y a 2 jours
En réponse à

Merci beaucoup Audrey pour ton commentaire et tes encouragements, chanceuse d'avoir une amie comme toi 🙏

J'aime
bottom of page