top of page

Anne Lanceleur | Ingénieure en informatique embarquée chez Sonova Group

  • Photo du rédacteur: Estelle Borgeat
    Estelle Borgeat
  • 28 mai
  • 4 min de lecture

Anne travaille aujourd’hui dans le domaine de l’informatique embarquée chez Sonova Group, où elle développe des technologies destinées aux personnes malentendantes.

Un métier mêlant logique, innovation et résolution de problèmes.

Mais son parcours s’est construit progressivement, entre essais, remises en question et découvertes inattendues.


Quitter la France à 17 ans pour suivre ses envies


Originaire de France, Anne a toujours aimé les sciences.

Au lycée, elle s’oriente naturellement vers les mathématiques, la physique-chimie et la biologie.


Très tôt, elle souhaite travailler dans le domaine des énergies renouvelables, convaincue que ces enjeux feront partie des grands défis de demain.


À seulement 17 ans, elle quitte sa famille pour venir étudier à EPFL, à plus de 800 kilomètres de chez elle.


Une première grande étape dans son parcours. Mais rapidement, elle réalise que les études d’électricité qu’elle avait choisies ne correspondent pas vraiment à ce qu’elle imaginait.

Même si cette année reste une très belle expérience humaine, elle décide finalement de retourner en France pour poursuivre ses études autrement.


Trouver sa voie grâce à l’expérimentation


De retour en France, Anne intègre une école qui permet aux étudiant·e·s de choisir librement leurs cours. Une liberté qui lui permet de tester de nombreux domaines : mathématiques, mécanique, électronique, sciences humaines ou encore langues. Petit à petit, elle découvre ce qui la passionne réellement.


Ce qu’elle aime avant tout, c’est la logique et les mathématiques appliquées. Elle choisit alors de s’orienter vers l’informatique. Et plus particulièrement vers l’informatique embarquée et la robotique.


Donner vie aux objets grâce au code


Pendant ses études, Anne participe à plusieurs projets technologiques qui la marquent profondément.


Elle travaille notamment sur une voiture autonome électrique capable de circuler seule sur une route test avec ronds-points et lignes droites.


Plus tard, elle programme un petit robot capable de cartographier un étage en identifiant les murs, les portes ou encore les obstacles. Pour elle, ces projets sont fascinants. Elle aime particulièrement cette sensation de « donner vie » à un objet grâce au code. Voir une machine réagir, apprendre et évoluer lui procure un immense plaisir.


Des stages mêlant passion et innovation


Au fil de ses études, Anne réalise plusieurs stages. Le premier se déroule dans une start-up spécialisée dans les capteurs pour chevaux.


Elle travaille alors sur un système permettant d’analyser les performances du cheval pendant l’entraînement, un peu comme une montre connectée pour les humains.


Une expérience qu’elle adore, notamment parce qu’elle peut elle-même monter à cheval pour tester les produits qu’elle développe.


Plus tard, elle effectue également un stage en laboratoire de recherche.


Une expérience intéressante, mais qui lui fait réaliser que le monde académique est parfois trop solitaire pour elle.


Elle comprend alors qu’elle préfère évoluer dans des environnements plus collaboratifs.


Revenir vivre en Suisse


Pendant son passage à Lausanne, Anne avait rencontré son compagnon.

À la fin de ses études, elle décide donc de revenir s’installer en Suisse.

Elle décroche un premier poste chez Mikron, à Neuchâtel, comme ingénieure vision.

Son travail consiste à développer des systèmes de caméras destinés à des machines d’assemblage industriel.


Elle apprécie au départ l’aspect technique et la conception des systèmes.

Mais avec le temps, elle réalise que le poste ne lui correspond plus vraiment et ressent progressivement un profond manque de motivation.


Retrouver du sens dans son métier


Après cette expérience compliquée, Anne rejoint finalement Sonova Group, à Morat.

Elle revient à l’informatique embarquée, son domaine de prédilection.

Aujourd’hui, elle développe des micros et des systèmes destinés aux personnes malentendantes.


Certaines solutions permettent par exemple à une personne d’entendre plus facilement une conversation dans un environnement bruyant.

D’autres sont spécialement conçues pour les écoles afin d’aider les enfants malentendants à mieux suivre les cours.

Anne apprécie particulièrement l’impact concret de son travail sur la vie des gens.

Et surtout, la diversité permanente des projets.

Être souvent la seule femme dans la pièce


Depuis ses études, Anne évolue dans des environnements majoritairement masculins.

Pendant certaines années de spécialisation, elle est même la seule femme de sa formation.

Aujourd’hui encore, elle est souvent la seule femme de son équipe.


Même si ses expériences actuelles sont très positives, elle a parfois été confrontée à certaines remarques déplacées ou comportements inappropriés.

Avec le temps, elle apprend à ne pas rester seule face à ces situations et à chercher du soutien auprès des bonnes personnes.

Pour elle, il est essentiel que ces comportements soient nommés et pris au sérieux.

Pourquoi s’engager avec LYVAtech ?


Bien avant LYVAtech, Anne participait déjà à des interventions dans les écoles pour présenter les métiers de l’ingénierie aux jeunes.


Elle aime montrer que les sciences et la technique peuvent être accessibles, créatives et passionnantes.


Parce qu’elle sait aussi que beaucoup de jeunes filles n’osent pas toujours se projeter dans ces domaines.


Selon elle, les métiers techniques souffrent encore de nombreux clichés.


Alors qu’en réalité, ils permettent de créer, d’innover et de résoudre des problèmes concrets au quotidien.


Son message aux jeunes filles


« Les métiers scientifiques peuvent être fun, c’est comme résoudre un casse-tête ou un puzzle chaque jour. »


Anne souhaite montrer qu’il est possible d’avoir un métier technique tout en gardant une vie riche à côté.


Sport, musique, loisirs, voyages : rien n’empêche de trouver un équilibre.


Pour elle, les sciences ne sont pas quelque chose de froid ou d’ennuyeux.


Au contraire, c’est un univers vivant, stimulant et rempli de possibilités.



 
 
 

Commentaires


bottom of page