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Ana Camila Grossin | Apprentie horlogère de production chez Cartier

  • Photo du rédacteur: Estelle Borgeat
    Estelle Borgeat
  • 28 mai
  • 3 min de lecture

Ana Camila est aujourd’hui en deuxième année de CFC comme apprentie horlogère de production chez Cartier.


Un métier dans lequel elle a trouvé sa place après un parcours marqué par les doutes, les difficultés mais aussi beaucoup de courage.


Commencer par un préapprentissage


À la fin de l’école obligatoire, Ana Camila rencontre des difficultés scolaires.


Ses notes compliquent sa recherche d’apprentissage et elle décide alors de commencer un préapprentissage afin d’améliorer son dossier.


Petit à petit, ses résultats remontent. Mais malgré ses efforts, elle peine encore à trouver une entreprise prête à lui donner une chance. Finalement, elle signe dans la seule entreprise qui accepte de la former.


Un premier apprentissage qui ne lui correspond pas


Ana Camila débute alors un apprentissage comme dessinatrice en génie civil.

Sur le papier, le métier semblait l'intéresser. Elle imaginait un travail créatif et stimulant.

Mais très rapidement, elle réalise que la réalité ne correspond pas du tout à ce qu’elle espérait.


Elle ne se sent pas bien dans son environnement de travail et les relations avec certaines personnes deviennent difficiles. Son seul moment de répit reste l’école professionnelle, où elle se sent davantage à sa place.


Traverser une période difficile


Au fil des mois, la situation devient de plus en plus lourde à vivre. Ana Camila traverse alors une dépression. Très vite, elle comprend qu’elle ne pourra pas continuer quatre années dans ces conditions. Elle en parle à son père, mais celui-ci souhaite qu’elle termine malgré tout son apprentissage.


Puis, un jour, le conseiller des apprenti·e·s vient rencontrer les élèves. Lorsqu’il lui demande simplement si elle aime son apprentissage, elle répond honnêtement : non. À partir de ce moment-là, les choses commencent à bouger. Pour la première fois, elle se sent écoutée et comprise.


Trouver enfin une voie qui lui plaît


En parallèle de cette période compliquée, Ana Camila commence à chercher une nouvelle orientation. Son premier choix était de devenir médiamaticienne. Mais, à cette époque, les places sont encore très rares en Suisse romande.


Elle décide alors de se tourner vers sa deuxième option : l’horlogerie. Un domaine qu’elle avait déjà découvert à travers plusieurs stages. Elle effectue notamment un stage chez Cartier. L’expérience se passe très bien et elle reçoit des retours très positifs.


Après le processus de recrutement, elle apprend finalement qu’elle est acceptée.

Un immense soulagement.


Prouver qu’elle est capable


Au départ, Ana Camila commence par un diplôme AFP (Attestation fédérale de Formation Professionnelle de deux ans). Pendant son précédent apprentissage, certaines personnes avaient essayé de lui faire croire qu’elle ne réussirait jamais dans l’horlogerie. On lui répétait qu’elle n’avait pas la bonne cadence ou qu’elle ne serait pas capable de produire suffisamment.


Des remarques qui l’ont profondément touchée. Mais son parcours prouve le contraire. Sa formation initiale AFP se termine avec de très bons résultats. Grâce à sa motivation et à ses excellentes notes, elle peut ensuite poursuivre en CFC.


Trouver sa place dans l’horlogerie


Aujourd’hui, Ana Camila évolue dans un environnement qui lui correspond beaucoup plus.

Elle apprécie le travail de précision, l’apprentissage technique et le fait de pouvoir progresser chaque jour. Surtout, elle retrouve confiance en elle.


Pourquoi devenir ambassadrice LYVAtech ?


Il y a plusieurs années, Ana Camila participait elle-même au camp LYVAtech comme jeune participante. Aujourd’hui, elle trouve symbolique et motivant de revenir cette fois-ci comme ambassadrice. Passer “de l’autre côté” lui permet de transmettre à son tour ce qu’elle a aimé entendre lorsqu’elle était plus jeune.


Son message aux jeunes filles


S’écouter.


Pour Ana Camila, il est essentiel de ne pas construire sa vie uniquement pour répondre aux attentes des autres. Elle sait aujourd’hui qu’un mauvais choix ne définit pas une personne.

Et qu’il est toujours possible de recommencer ailleurs. Selon elle, le plus important reste de faire quelque chose qui nous plaît réellement. Parce que lorsqu’on trouve enfin sa place, tout devient plus léger.



 
 
 

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